Vent
Anse de Locmiquel - Baie de Kerdréan (11.2 km/+10m/-10m)

Cette nuit beaucoup d'eau est tombée du ciel. Ce matin, bien au chaud et au sec dans notre micro tente, on attend le soleil. Il s'invite avec douceur dans notre matinée, la tente sèche, nous nous levons.
On étale la tente, la bâche, les sacs de couchage et les matelas pour les sécher complètement.
C'est bon non? Allez, on attend encore un peu pour sécher les dernières gouttes!
Une dame passe avec son chien. Elle lui demande de se presser vu les gros nuages noirs tout proches...
Nous, naïfs et confiants, on plie doucement ce qui est sec. Soudain, le grand arrosoir Breton se met en route et déverse tout ce qu'il a dans le ventre. La dame avec le chien revient au triple galop. On s'agite dans tous les sens pour mettre à l'abri toutes nos affaires sous le petit porche d'un bungalow inoccupé.
Bon, il y a plus qu'à attendre que ça passe et ... tout recommencer. Rien de grave, on a le temps! C'est notre liberté de ne pas avoir de programme. Au lieu de partir, on va boire un café au petit bar du camping en rigolant. Miracle, le ciel se dégage !

Quelques heures plus tard, vers midi, on se remet en route. Un peu plus loin, on aperçoit au loin, pour la première fois, l'océan.



A la pointe de Locmiquel, le vent est fort, le courant aussi. C'est assez fascinant de voir ces deux forces de la nature à l'oeuvre. L'eau a des belles frisettes. Il en faudrait plus pour faire peur aux huîtres...



Nous quittons le Golfe du Morbihan pour remonter vers Auray, en suivant la rivière du même nom.


On fait une halte pour manger dans une huîtrière, repas directement servi par le producteur, qui nous explique comment ils récupèrent les naissains (bébés) huîtres sur les collecteurs. Ils laissant ces derniers dans la baie de Fouras, près de l'île d'Oléron, où les eaux sont un peu plus chaudes que sur les côtes bretonnes, ce qui favorise la reproduction des huîtres. Les naissains en suspension dans l'eau de mer, dans des zones où les fonds sont sableux, viennent se fixer sur ces supports. Chaque naissain de quelques millimètres est alors récupéré à la main et mis dans une poche à mailles très fines, puis placé en mer pour y grandir. A mesure que sa taille augmente, il est mis dans des poches avec des mailles de plus en plus grande, laissant passer plus de nourriture. Il lui faut 3 à 4 ans pour atteindre la taille que nous connaissons.




Collecteurs: coupelles en plastique pour récupérer les naissains, qui ont replacé les tuiles chaulées


Puis notre chemin bifurque dans la campagne où nous retrouvons les villages aux maisons de pierre, toujours fleuries.










Admirable faucon, vissé dans le ciel se jouant des violentes rafales.

Puis le paysage change à nouveau. De mer intérieure et campagne il devient vasière. L'ambiance change aussi. On se croirait au Moyen âge. Heureusement le chemin est bien dessiné sur des petits ponts de bois pour les passages les plus humides.



Pas trop d'endroits propice pour camper, pas mal de vent et pluie annoncés. On se replie sur un hôtel créé autour d'une ancienne bâtisse pour une nuit tranquille.